Action communiste

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.
Nous contacter : Yvette Genestal  < acotp@club-internet.fr >
Lundi 15 juin 2009

UE

L’abstention est la donnée majeure du scrutin du 7 juin dernier.
En France, 60% des
électeurs ont boudé les urnes et si l’on ajoute à ce nombre celui des bulletins blancs ou et nuls, on constate que 2 citoyens sur 3 ont refusé de voter aux élections européennes.

Encore « NON »

à l’Union Européenne

 
 

Une abstention politique

            Un phénomène d’une telle ampleur ne tient pas au goût des Français pour la pêche à la ligne. Il relève d’une attitude éminemment  politique et a une double signification. En s’abstenant massivement, les électeurs ont à la fois dit non à l’union européenne et non à la possibilité de rendre celle-ci plus sociale, plus démocratique, plus pacifique.
             Non à l’union européenne dont ils ont éprouvé la nocivité à mesure que s’amenuisait leur pouvoir d’achat, que s’amplifiaient les licenciements, que se dégradaient les services publics, qu’augmentaient les atteintes aux libertés. Non à ceux qui prétendent que l’action parlementaire peut transformer de l’intérieur cette machine à exploiter en un engin au service des peuples.


Une Europe sociale ?  Mission impossible !

En premier lieu parce que le vote des Français n’est pas respecté. En 2005, les électeurs ont voté «  Non » au traité constitutionnel. Qu’importe ! Sarkozy signe avec les autres chefs d’états européens un nouveau traité qui réaffirme «  le respect du principe d’une économie de marché où la concurrence est libre. » La majorité des députés et sénateurs, parti socialiste compris pour la plupart, le ratifie. En second lieu, parce que le parlement européen n’a aucun pouvoir législatif. Seule la commission européenne, formée de technocrates nommés par les gouvernements, propose des «  lois » et dirige l’UE. Le conseil européen ( formé par les chefs de gouvernements) définit les orientations de politique générale de l’Europe. Toutes les directives européennes ont donc été voulues par les chefs d’états français qui se sont succédés depuis des dizaines d’années.


Rejet majoritaire de l’UE dans les quartiers populaires

Voilà les raisons qui ont conduit les électeurs français à déserter massivement les urnes. Leur abstention n’est autre que le prolongement amplifié de leur Non déjà prononcé contre les accords de Maastricht et poursuivi majoritairement contre le projet de constitution européenne. Au regard de cet enseignement majeur, les résultats électoraux ne signifient pas grand chose. Si l’on considère que le nombre des abstentions est plus important là où résident en masse les travailleurs et les foyers aux revenus modestes, on ne s’étonne pas de ce que le verdict électoral soit favorable à la droite. Cette dernière n’a pourtant pas de quoi pavoiser puisque toutes tendances réunies, elle ne représente que 10% de l’électorat. Par ailleurs, bien loin d’être synonyme de passivité, l’ampleur de l’abstention ne compromet en rien le nécessaire développement des luttes futures pas plus qu’elle ne préfigure les résultats des consultations électorales à venir.


Pas de quoi pavoiser pour Sarkozy : 10% des inscrits

Cependant Sarkozy ne manque pas de crier victoire et de prétendre que les électeurs ont majoritairement soutenu sa politique. Ceci d’autant plus aisément que le Modem, le PS et les partis de gauche ont mené campagne contre la politique gouvernementale, accusant les partisans de l’abstention de faire le jeu de Sarkozy et espérant ainsi mobiliser un électorat qu’ils savaient réfractaire à l’Union Européenne.


Toujours sourds

Cela dit, tout porte à croire que dans leur ensemble, les partis politiques demeureront sourds à cette énorme condamnation de l’Europe qu’est l’abstention. Soucieux de compter leurs élus, de se redonner une virginité électorale en changeant d’étiquette ou d’alliance, d’imaginer des tactiques politiciennes afin d’améliorer leur score lors des futures élections, ils privilégient leurs intérêts partisans au détriment de la cause du peuple. Servir cette cause, c’est œuvrer au développement des luttes pour le progrès social et démocratique dans une France débarrassée du carcan  de l’Europe et donc libre de développer avec toutes les nations du monde sans restriction des coopérations économiques, politiques et culturelles réciproquement avantageuses. C’est à quoi les militants d’Action Communiste-Rouges-vifs s’emploient. Rejoignez-les !


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Mardi 19 mai 2009

UE

NON A L’UNION EUROPEENNE !

 

Pour accroître leurs profits les grands patrons, avec l’aide des politiques de droite et de gauche, ont inventé l’Union Européenne en visant quatre objectifs : conquérir de nouveaux marchés, abaisser le coût du travail, limiter le rôle des parlements nationaux, affaiblir les luttes syndicales et politiques et mettre les peuples sous tutelle américaine.


Une machine de guerre contre les conquêtes sociales

L’histoire de l’Union Européenne, c’est une succession d’attaques contre les salariés, les systèmes de retraite et de sécurité sociale, le droit du travail et le droit syndical. En accord avec les gouvernements de droite et de gauche qui se sont succédés, le droit européen a pris le pas sur le droit des peuples. Du même coup les capitalistes ont pu accéder à des gisements de main d ‘œuvre à bas prix au nom de la libre circulation des personnes et des biens. Partout, le droit du travail est remis en cause et la cour de justice européenne donne raison aux employeurs qui appliquent le droit du pays d’origine et non les conventions collectives nationales aux travailleurs venus d’Europe de l’Est.


les profits pour seul objectif

L’Europe capitaliste laisse les mains libres aux financiers et aux spéculateurs. Ainsi au nom de la libre concurrence et du libre marché, les capitalistes se sont vus offrir des pans entiers de notre patrimoine national : privatisations de Renault, de l’énergie, des transports, des banques, des services publics …

Et maintenant, comme à EDF, pour enrichir les actionnaires, les patrons et le pouvoir refusent d’augmenter les salaires. Des licenciements sont programmés chez Total, Renault, EMT, Plastic Omnium, Autoliv (Saint-Etienne du Rouvray) et dans le secteur de la chimie. Des suppressions de postes sont annoncées à la Caisse d’Epargne, dans l’Education nationale, dans les services publics… Des délocalisations sont prévues à Aérazur. Des menaces de fermetures pèsent sur Ifrachem à Caudebec les Elbeuf. Au-delà des licenciements c’est le travail qui disparaît en France. C’est l’avenir des jeunes et de la France qui est menacé.


Mettre au pas les peuples les plus combatifs

Mettre les pouvoirs politiques inféodés au capitalisme à l’abri des revendications sociales et démocratiques que les peuples pourraient exprimer, voilà une autre raison d’être de l’Union Européenne ! En subordonnant l’autorité nationale aux pouvoirs européens, en coupant les volontés citoyennes des centres de décisions, les capitalistes ont trouvé le moyen d’assurer la survie de leur système de profits. Le rapport des forces risquant de remettre en cause leurs intérêts dans les pays les plus combatifs est ainsi noyé dans un magma européen qui leur assure la sécurité au travers d’un rapport de forces se limitant à l’alternance droite/PS.


Le cheval de Troie de l’OTAN

Enfin, contrairement à ce qu’affirment ses partisans, l’UE est loin d’être un contrepoids à l’hégémonie américaine. Sur « recommandation » de l’OTAN et de la commission européenne, l’UE relance les dépenses militaires et la course aux armements. Elle est complètement inféodée à l’OTAN, qui intervient partout pour sauvegarder les intérêts américains et capitalistes. Et Sarkozy fait entrer la France  sous son commandement.


Elections européennes : Un scrutin de dupes

Le vote est doublement illusoire. En premier lieu parce que le vote des Français n’est pas respecté. En 2005 les électeurs ont voté « Non » au traité constitutionnel. Qu’importe ! Sarkozy signe avec les autres chefs d’Etat européen un nouveau traité qui réaffirme « le respect du principe d’une économie de marché ouverte où la concurrence est libre ». La majorité des députés et sénateurs, PS compris pour la plupart, le ratifie.

En second lieu parce que le parlement européen n’a aucun pouvoir législatif. Seule la commission européenne, formée de technocrates nommés par les gouvernements, propose des « lois » et dirige l’UE. Le conseil européen

( formé par les chefs de gouvernement) définit les orientations de politique générale de l’Europe. Toutes les directives européennes ont donc été voulues par les chefs d’Etat français qui se sont succédés depuis des dizaines d’années!


Combattre l’UE, développer les coopérations internationales

La politique de Sarkozy-Fillon, c’est la politique de l’Union Européenne. Pour obtenir de réelles avancées sociales, pour sauver nos services publics, nos emplois, il faut combattre l’Union Européenne et en sortir pour construire autre chose. Penser que l’on peut prendre des décisions favorables aux peuples dans ce cadre là est une illusion ou un mensonge. Les salariés n’y ont aucun intérêt. Ils peuvent œuvrer à en sortir.

Nous sommes pour l’abrogation de tous les traités européens qui s’opposent à la souveraineté des nations et qui remettent en cause les lois sociales, l’intervention de l’Etat dans l’économie, les services et les secteurs publics. Nous souhaitons que des coopérations réciproquement avantageuses entre Etats remplacent les ententes entre multinationales : transports, projets industriels, recherche : tout cela est trop important pour être laissé aux mains du privé… Nous oeuvrons pour le maintien de la paix et le désarmement.


La voie du changement passe par les luttes

29 janvier, 19 mars : l’ampleur des manifestations reflète la colère des salariés contre la baisse du pouvoir d’achat, les licenciements, le démantèlement des services publics. En Grèce, en Italie, des révoltes, des mouvements de grande ampleur ont eu lieu également. Ces luttes se sont développées et se sont popularisées dans le cadre national parce que c’est là que les peuples trouvent leurs repères, leurs expériences et leurs racines. Le 1er mai est une occasion, nationale et internationale, de montrer la détermination des salariés contre la politique des multinationales. Mais tout ne sera pas réglé au soir du 1er mai. Des milliers de salariés se battent contre la violence sociale du patronat. En réponse les actions syndicales sont criminalisées, les syndicalistes traités comme de dangereux malfaiteurs. Face à l’union patronat-gouvernement il nous faut faire front tous ensemble, très vite. Il serait dangereux d’attendre les élections puis septembre. Seules des luttes unies, prolongées dans le temps, solidaires sur des objectifs communs, peuvent faire reculer le pouvoir Sarkozy-Fillon.




Voici un bulletin de vote pour dire « NON à l’Union Européenne » !

Découpez-le et utilisez-le le 7 juin !




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Lundi 2 février 2009
Un article de Jean Lévy (Comité Valmy)

ENSEMBLE !

Le 29 janvier 2009 a été marqué essentiellement par le nombre de cortèges syndicaux recensés en France, et les succès que ceux-ci ont rencontré. Dans les plus petites villes jusqu’aux grandes métropoles et à la capitale, plus de 200 manifestations se sont déroulées sur le territoire, totalisant 2.500.000 participants. Du jamais vu, depuis des décennies.

On peut dire que le peuple s’était donné rendez-vous pour clamer haut et fort sa colère, voire son indignation, face à l’offensive de contre-révolution sociale, menée par le pouvoir sarkozien, depuis l’été 2007. Les salariés, les privés d’emploi, les retraités, victimes de cette politique au niveau de leurs conditions de vie - bas salaires, chômage total ou partiel, délocalisations, fermetures d’entreprises décidées ou craintes - ont convergé dans la rue avec les professions du service public, agressées et menacées de démantèlement - éducation, santé, recherche, la Poste - pour, ensemble, crier assez fort afin que leurs voix mêlées atteignent les Renseignements Généraux, les"grandes oreilles" de l’Elysée .

Les médias, peu suspects de connivence avec les manifestants, ne pouvaient pas cacher, ce matin, l’ampleur des cortèges. L’un des quotidiens de province, jouant avec leur "humour" habituel, titrait : "Journée noire...de monde !". La question se pose donc : "Et maintenant ?" Si l’irruption du "privé" (grande distribution, métallos, banques...), dans les grèves était, hier, remarquable, il ne faut pas se cacher que les débrayages étaient encore très minoritaires. L’importance du nombre des intérimaires et des précaires dans les entreprises et la terreur institutionnalisée qui y règne, la généralisation des "fins de mois difficiles" confrontées avec les retenues de salaire pour fait de grève, compliquent la stratégie syndicale. Les arrêts de travail ne peuvent être efficaces que massivement suivis. On peut mesurer l’impact de la législation nouvelle, imposée par le pouvoir dans les transports, concernant l’obligation de se déclarer "gréviste" avec préavis de deux jours : ce sont des minorités qui ont cessé le travail hier à la RATP comme chez les cheminots.

A ce propos, la passivité des directions syndicales, en la matière, pèse lourd aujourd’hui, dans les conflits sociaux. La CGT a laissé faire , fin 2007, sans avoir organisé avec les salariés visés par la loi scélérate, la moindre réaction collective. Donc, aujourd’hui, tous ces facteurs entravent les effets d’un mot d’ordre de grève. Est-ce à dire qu’il faut rejeter cette forme d’action ? Non, bien sûr. La grève généralisée, plus que "générale", demeure le plus efficace moyen de peser sur le pouvoir et le patronat. Faut-il que les travailleurs fasse leur ce mot d’ordre. L’exemple d’une telle grève en Guadeloupe montre qu’il peut paralyser entièrement l’île. Nous n’en sommes pas encore là sur le territoire français. L’urgence, c’est de faire monter encore d’un cran la colère populaire. Il est nécessaire que celle-ci s’exprime dans la durée avec une intensité accrue, avec l’objectif du "Tous ensemble". En clair, la convergence des mécontentements doit s’exprimer dans la convergence des luttes.

Lundi 2 février, les sept confédérations syndicales doivent faire le point après la journée du 29 janvier et décider des formes de l’action à mener sans attendre. Il ne faut pas jurer que telle ou telle organisation ne prenne prétexte d’une future entrevue avec Nicolas Sarkozy, pour retarder l’échéance des actions à venir. La CFDT et Chérèque pourraient à nouveau jouer le rôle de "briseur d’unité". Elle en a l’habitude. Aujourd’hui, l’état d’esprit de larges couches de la population, manifestant en masse, jeudi dernier, doit prévaloir sur la recherche à tout prix de l’unité syndicale "au sommet". Des centaines et des centaines de milliers de salariés attendent "la suite". Il faut répondre à leur attente. Et pourquoi pas une "montée à Paris" un samedi de février ? Mais, les mots d’ordre centraux et nationaux, s’ils sont utiles pour fédérer les mécontentements, ne sont pas les seuls à envisager, surtout dans la perspective de la durée. Des rassemblements locaux interprofessionnels répétés dans une localité, dans un quartier, sont du domaine des possibilités. Il faut réfléchir à unir les centre-villes et les cités.

Pensons-y : pour exprimer la solidarité avec le peuple palestinien, des dizaines de milliers de manifestants, venus des banlieues, ont sillonné Paris des samedis durant. La grande majorité d’entre eux, était d’origine maghébine. Nous ne les avons pas retrouvés de la Bastille à l’Opéra, le 29 janvier. Pourtant, ce sont des salariés comme ceux qui ont défilé, avec les mêmes colères et les mêmes revendications, et souvent, en plus, d’autres raisons d’avoir "la rage". Il faut réunir l’ensemble des travailleurs, les uns avec les autres. C’est la condition de la victoire !

Jean Lévy
Comité Valmy
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Dimanche 28 décembre 2008
Du blocus à l'assassinat collectif


L'armée israélienne a attaqué Gaza cette nuit avec des moyens militaires énormes. Le premier bilan fait état de 150 morts, civils pour la plupart. Ce massacre était annoncé, envisagé et commenté ces derniers jours dans la presse israélienne, après la fin de la trêve respectée par le Hamas et rompue sans arrêt par l'armée israélienne. Ce crime a été rendu possible par l'impunité totale accordée à Israël depuis bientôt 9 ans et le soutien actif dont il bénéficie au sein de l'Union Européenne. Il est le résultat direct du «rehaussement de la coopération avec l'UE» imposée par la présidence française contre le vote de report du Parlement Européen.

Depuis maintenant des années, la bande de Gaza subit, avec le soutien complice de l'Union Européenne un siège criminel qui viole délibérément toutes les lois internationales : un million et demi de civils sont prisonniers de l'armée israélienne et privés de tout : de nourriture, de carburant, d'électricité, de médicaments, de matériel scolaire. Moins d'un dixième des camions nécessaires au ravitaillement normal de la population parviennent à passer. L'aéroport et le port ont été détruits avant même d'avoir jamais pu fonctionner. Il est interdit de pêcher. Seuls quelques bateaux affrétés par des militants ont pu forcer le blocus. La population subit une «punition» collective impitoyable pour avoir «mal» voté. La communauté internationale laisse faire, voire encourage ce siège. L'occupant a expulsé Robert Falk, le rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme de l'ONU.

Il n'y a aucun statu quo possible, aucune perpétuation envisageable de ce siège impitoyable et criminel. Tout peuple assiégé a le droit de résister à l'oppression.

Aucune symétrie ne peut être établie avec les quelques missiles qui sont tombées sur des villes israéliennes. Il n'y aura pas de sécurité pour les Israéliens sans sécurité pour la population de Gaza. Les politiques européenne et américaine depuis Annapolis, en évitant d'affronter la réalité de l'occupation, aboutissent à l'impasse attendue dont encore une fois le peuple palestinien paie tout le prix.

L'Union Juive Française pour la Paix dénonce le crime qui se déroule contre la population de Gaza. Elle appelle à manifester partout contre cette nouvelle agression. L'UJFP exige une réaction immédiate du gouvernement français, de la Communauté Européenne et de l'ONU pour faire cesser l'agression et pour mettre un terme au blocus de Gaza.

BN de Bureau National De l'Union Juive Française pour la Paix
le 27 décembre 2008
Sur le site de Michel Collon
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Samedi 29 novembre 2008
Naboléon...

Que peut-il ? Tout.
Qu'a-t-il fait ? Rien.
Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l'Europe peut-être.Seulement voilà, il a pris la France et n'en sait rien faire. Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c'est le mouvement perpétuel. Mais, hélas ! Cette roue tourne à vide. L'homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux. Il aime
la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort. Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse. Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise. On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue ! Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde, d'un homme médiocre échappé.

Victor Hugo, Napoléon le petit, 1852.
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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


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