Le lieu n'est pas ici de présenter le bouddhisme dans sa complexité et ses multiples aspects philosophico-religieux mais d'attirer l'attention sur un aspect généralement ignoré de ses laudateurs du XVe arrondissement : Bouddha fut un homme du renoncement et qui détestait les femmes, ce qui va généralement ensemble dans les religions monothéistes et les systèmes de pensée réputés « spirituels ».
De son nom Gautama, prince Siddharta, Bouddha est un personnage historique attesté qui a vécu vers le VIe siècle avant notre ère. En fait « Bouddha » est un titre qui désigne un personnage « éveillé », ayant atteint le nirvana, c'est-à-dire, l'absence de désir, ce qui est au passage une manière adroite et commode de ne manquer de rien. Un bodhisattva est un « aspirant à l 'éveil ». Le Bouddha dont se réclament les bodhisattvas du quartier Saint-Germain est le plus célèbre, mais il y en eut des multitudes.
Un épisode de la vie du Bouddha résume assez bien la pensée du personnage. Lassé de sa vie luxueuse et de ses excès qui ne débouchaient sur rien, le prince Siddharta se lance dans l'ascèse. Une partie admirable de la statuaire bouddhique le représente jeûnant assez rudement puisqu'il ne se nourrit plus à la fin que d'un grain de riz par jour. Mais cela ne débouche pas non plus sur quelque chose de probant. Il faut donc choisir la voie médiane, le juste milieu entre les deux excès. Cela, c'est pour la pensée molle. On sait ce que cela donne en politique. Et corrélativement, il convient de se défier des femmes qui justement ne font rien qu'à écarter les sages du juste milieu. Cela, c'est pour le mépris de la moitié de l'humanité.
Religion pour certains, spiritualité philosophique pour d'autres, le bouddhisme vaut ce que valent les religions et les spiritualités. Pas moins, pas plus.
Pascal Acot
Cette semaine, sur le
conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué à Thierry Steiner pour
la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"... (lors du 7-10 du 25 juillet).
A propos de Télérama, en fin d'article sur Mathieu Ricard, on trouve le Tibet en quelques dates. Le parti pris de l'auteur est évident. Il fait démarrer l'histoire du Tibet en 1949, c'est à dire au moment du retour du Tibet chinois. Avant, rien. Sans remonter au XIIe siècle, la moindre correction aurait été de signaler la conférence de Simla de 1914 qui consacra un Tibet intérieur et un Tibet extérieur et que ce dernier fut confié à l'autorité du Dalaï-lama. Mais cela pourrait inciter le lecteur à connaître qu'elle était la situation des tibétains sous l'autorité de leur chef spirituel. Et ça, il ne faut pas encourager le lecteur à le savoir. Toutefois dans sa lettre à Zélie, l'hebdomadaire se rattrape avec un article satirique ou l'auteur écrit "grosso modo, la Chine est grande, forte et méchante et le Tibet, petit, faible et gentil" et encore "tu n'avais qu'a voir nos députés de gauche à droite le jour du passage de la flamme". Rendons à Télérama et à François Gorin, l'auteur de la "Lettre à Zélie", ce qui lui revient.
Amicalement,
Serge Portejoie
Amicalement.
Pascal Acot