Action communiste

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.
Nous contacter : Yvette Genestal  < acotp@club-internet.fr >
Dimanche 16 mars 2008
Pourquoi Sarkozy devait attendre
que Lazare Ponticelli soit mort


Lundi, Nicolas Sarkozy rendra officiellement hommage à Lazare Ponticelli, dernier soldat survivant de la guerre 14 - 18. Pourquoi fallait-il attendre qu'il soit mort et ne puisse plus répondre ?

Parce que s'il arrivait aujourd'hui en France, immigré pauvre et sans papiers, il serait reconduit à la frontière entre deux gendarmes.

Parce que Lazare Ponticelli dénonçait l'absurdité de cette guerre que lui avaient imposée les Sarkozy de l'époque. « Tous ces jeunes tués, je ne peux pas les oublier. Quel gâchis ! » Et son camarade Louis de Cazenave, mort quelques semaines plus tôt à 110 ans, dénonçait la guerre et le patriotisme : « De la fumisterie, un moyen de faire gober n'importe quoi ! A quoi ça sert de massacrer des gens ? Rien ne peut le justifier, rien ! » Il avait refusé l'hommage proposé. (1)

Parce qu'en effet, comme disait le grand écrivain Anatole France, « on croit mourir pour la patrie, et on meurt pour des industriels ».

Parce que cette guerre 14 - 18 n'avait rien à voir avec la « défense de la patrie », comme disent les manuels scolaires. Les grandes puissances se battaient pour le contrôle de l'acier et du charbon (pétrole de l'époque), pour le contrôle stratégique des Balkans, pour la suprématie mondiale et la domination sur les colonies.

Parce que les Sarkozy de l'époque ont massacré dix millions de Lazare Ponticelli pour les intérêts des Bolloré, Bouygues, Lagardère et Albert Frère de l'époque.

Parce que le Sarkozy d'aujourd'hui s'en fout de sacrifier les Lazare Ponticelli d'aujourd'hui dans de nouvelles guerres coloniales prétendument humanitaires de la France, avec ou sans les Etats-Unis.

Lundi, Sarkozy sera donc le champion absolu de l'hypocrisie.

Article initialement publié sur le blog de Michel Collon (voir nos liens)

(1) Cité dans Adieu Lazare, par Michel Porcheron, http://www.tlaxcala.es/pp.asp?lg=fr&reference=4533

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Mardi 11 mars 2008

 

http://www.youtube.com/watch?v=EkxgvXoy4F8


Une action spectaculaire en ce sinistre soixantième anniversaire
de la
Catastrophe palestinienne
 
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Lundi 3 mars 2008
Les élus que nous voulons



Profits élevés et cadeaux fiscaux pour les plus riches et vie plus difficile pour les autres : c’est la politique de Sarkozy-Fillon. Les services publics sont sacrifiés. EDF-GDF, la Poste, la SNCF… et même plus sournoisement, la télévision publique sont privatisés Ainsi les cliniques privées font des profits record pendant que les hopitaux et la sécurité sociale s’endettent. Tout coûte plus cher : essence, alimentation, santé, gaz et électricité … et la TVA augmente en proportion tandis que les salaires stagnent Et pour mieux contrôler les salariés, le code du travail et les tribunaux de prudhommes sont démantelés.

En votant non au traité constitutionnel, les Français avaient refusé cette Europe capitaliste. Pourtant la grande majorité des parlementaitres du PS a rejoint l’UMP et la droite pour voter le nouveau traité européen, frère jumeau de celui qui avait été rejeté en 2005.

Le PS n’est pas le parti de gauche qu’il prétend. Les privatisations se sont accentuées sous la gauche plurielle. La déréglementation des remboursements médicaux a commencé sous Jospin et ouvert la porte à pire encore. Des responsables du PS ont rejoint la droite pour pratiquer sans états d’âme la politique de Sarkozy. C’est que la distance n’est pas grande entre un socialiste partisan du traité constitutionnel et un UMP partisan du même traité constitutionnel et de la même Europe.

Dans moins d’une semaine les électeurs devront choisir leurs conseillers municipaux et généraux. Pour nous, il n’est pas question de légitimer le PS et il n’est pas question de laisser faire Sarkozy. Nous ne voulons pas d’élus de compromis, d’élus qui se contentent d’être élus pour être élus.

Nous voulons des élus qui défendent pied à pied les services publics, les hopitaux, les bureaux de poste, les tribunaux de proximité. Nous voulons des élus qui défendent la laïcité, les écoles, lycées et collèges. Nous voulons des élus qui développent et maintiennent le logement social. Nous voulons des élus qui interviennent dans les luttes, au côté des salariés, contre les politiques et violences patronales. Nous voulons des élus qui respectent la volonté populaire. Nous voulons des élus de lutte de classes, des élus résolument anticapitalistes.

Action Communiste, le 1er mars 2008

 

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Jeudi 28 février 2008

LES BUTS DE GUERRE

 

 

Relisant « Eloge de la politique », dernier texte que Roger Vailland ait écrit en novembre 1964, quelques mois avant sa mort, j’ai été frappé par son actualité : «(… ) Il [le peuple français] est informé , bien sûr, mais être informé de la politique, c’est à dire de l’histoire en train de se faire, la regarder à la télévision, même si c’était une télévision objective, c’est utile pour se conduire en politique, mais ce n’est pas par là même se conduire en politique. Avoir des opinions ne suffit pas non plus ; l’opinion, par définition, ce n’est pas une certitude et encore moins une action raisonnée ; quant à l’opinion publique, les tyrans d’Athènes savaient déjà la fabriquer. Se conduire en politique, c’est agir au lieu d’être agi, c’est faire l’histoire, faire la politique au lieu d’être fait, d’être refait par elle (…). C’est mener un combat (…) faire une guerre, sa propre guerre avec des buts de guerre, des perspectives proches et lointaines... »

 

Un peu plus loin Roger Vailland se souvient de 1932 - il était alors jeune journaliste - et évoque certaines conférences de rédaction : « (…) on nous disait : Hitler, Mussolini, la crise américaines, les affaires soviétiques, notre public en a par-dessus la tête ; (…) ce qu'il veut savoir de New York : qu’est ce que les Américains font de leurs frigidaires ? De Berlin : l’amour y est-il plus libre qu’à Paris ? De chez nous : Comment supprimer au plus vite les passages à niveaux qui font tant de victimes sur la N6 ?

 

J’ai alors pensé à ces quelques lignes du camarade Pascal Acot qui écrivait dans son article mis en ligne le 27 février : «(…) il faut qu'ils [les journalistes] vendent à leur public ce que celui-ci veut bien leur acheter, c'est-à-dire les nouvelles et analyses qui lui plaisent. La presse qui ne plaît plus est morte. La question de la vérité en politique est donc complètement secondaire pour les médias : d'abord vendre, on verra plus tard pour l'honnêteté. Et c'est précisément pourquoi on nous amuse avec l'hystérie du vibrion colérique (…) »

 

Et Roger Vailland d’insister en 1936 sur « les demoiselles de magasins » qui n’avaient jusqu’alors appris que le respect dû aux patrons, qui pourtant se joignirent à l’immense mouvement faisant elles aussi la grève sur le tas. Et comme il l’écrit : « Les demoiselles de magasins ont découvert leurs buts de guerre  (…)» Et de terminer son paragraphe sur cette période ainsi : « (…) les premiers succès  du Front Populaire montrant que la bataille pouvait être gagnée et tout ce brassage d’idées et d’actions qui fit toucher du doigt que ce n’était pas seulement une bataille défensive mais que la vie de chacun pouvait être changée, qu’il s’agissait de mon, ton, son, notre bonheur. Pendant quelques semaines un très grand nombre de Français furent des politiques et crurent au bonheur. »

 

Roger Vailland achève son texte par : « Et nous voici de nouveau dans le désert. Mais je ne veux pas croire qu’il ne se passera plus jamais rien. Que les citoyens n’exerceront plus leur pouvoir qu’en mettant un bulletin dans l’urne (…) que le seul problème sur lequel le citoyen aura à se prononcer (…) sera l’itinéraire d’une autoroute (…) je veux que nous redevenions tous des politiques. (…). La possibilité de gagner ? Elle dépendra de nous (…). Mais ce que nous pourrions essayer de définir tout de suite ce sont les buts de guerre : dans quel monde avons-nous envie de vivre ? Comment ? Quel visage entendons-nous donner à notre bonheur ? Quelle société voulons-nous faire (c’est à dire quelle politique) pour ne pas mourir sans qu’il se soir jamais rien passé ? (…) En attendant que revienne le temps de l’action, des actions politiques, une bonne, une belle, grande utopie (…) ce ne serait déjà pas si mal ».

 

A propos des « demoiselles de magasins » comment ne pas penser à ce mouvement récent dans la grande distribution qui vit 80 % des grandes surfaces, certes de façon inégale, touchées par la grève et à ces mouvements qui jour après jour se développent dans tout le pays.

 

« Une bonne, belle, grande utopie » ! Ce matin sur France-Inter, j’entendais Marie George Buffet s’emberlificoter dans des explications oiseuses sur le comment du pourquoi ou vice et versa des alliances politiques aux municipales, préférant de loin s’épancher sur les droits de retransmissions du championnat de foot.

 

Jean Guy

 

 

 

* Roger Vailland, Éloge de la politique, édité par René Ballet et Christian Petr, Paris, Le Temps des Cerises, 1998. 30 pages (actuellement épuisé). Disponible chez Gallimard dans Ecrits intimes, Collection Blanche.

 

 

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Mercredi 27 février 2008

« Casse-toi, pauvre con ! », et alors ?

 

 

 

Voilà que la grande presse, dans son immense majorité, remet ça : Sarkozy vient encore d'altérer « l'image de la fonction présidentielle ». Comme si ce que les petits-bourgeois nomment « vulgarité » n'était pas la norme au sommet de l'Etat depuis au moins trois décennies. Oubliés, les dîners populistes de Giscard chez les représentants choisis de la « France profonde ». Oubliée la mascarade pitoyable de Mitterrand au Panthéon, fleurissant avec une ridicule fausse grandeur des tombes de géants, tout en réussissant à ressembler à sa propre caricature par Thierry le Luron. Oubliées les rodomontades insupportables de Pasqua, qui fut si longtemps ministre de l'Intérieur...

 
 

Les représentants de la grande presse sont veules, on le sait : qui a fait l'analyse rigoureuse de la politique d'extrême-droite de l'actuel gouvernement ? Qui a montré naguère qu'il y avait une feuille de papier à cigarette entre la pensée du candidat UMP et celle de Ségolène Royal ? Mais les représentants de la grande presse ne sont pas seulement veules : ils fonctionnent aussi comme des perroquets, leurs fainéants stéréotypes de langage en témoignent : « logiciel » pour « système de pensée politique » ; « bling-bling » pour tape-à-l'oeil, « people » pour populiste, « gagnant-gagnant » pour l'américain win-win ; pour ne pas évoquer les affectueux surnoms ou raccourcis bien à la mode branchée (« Condy » Rice, PPDA, DSK, etc.), ou encore l'affectueux « Tsahal », que l'on retrouve même dans l'Humanité, pour désigner l'armée israélienne d'occupation de la Palestine.

 

Au fond, tout cela ne serait rien s'il n'y avait pire. D'abord, ils ont des excuses, les journalistes : ils font cela pour de l'argent. Il faut qu'ils vendent à leur public ce que celui-ci veut bien leur acheter, c'est-à-dire les nouvelles et analyses qui lui plaisent. La presse qui ne plaît plus est morte. La question de la vérité en politique est donc complètement secondaire pour les médias : d'abord vendre, on verra plus tard pour l' honnêteté. Et c'est précisément pourquoi on nous amuse avec l'hystérie du vibrion colérique qui est actuellement - pour parler comme les journalistes - « locataire de l'Elysée ». Ou avec le fameux défi de roquet au pêcheur du Guilvinec (c'est plus confortable d'aboyer avec huit molosses aux alentours pour vous protéger). Ou avec cette déclaration stupéfiante d'immaturité lors d'une conférence de presse présidentielle : « Entre Carla et moi c'est du sérieux » ! Passons sur ces anecdotes humiliantes pour notre pays.

 

L'essentiel est sinon masqué, du moins fortement atténué, voire relégué à l'arrière-plan car moins vendeur : les licenciements, le vrai taux de chômage, le démantèlement du Code du Travail, les emplois précaires, les mi-temps forcés, les coups de goupillon contre la laïcité et l'enseignement public, la désindustrialisation de la France, la spéculation financière, la hausse des prix, la destruction des services publics, les SDF, les mal-logés, la chasse intensive aux faciès pour satisfaire aux quotas d'expulsions, la pauvreté qui s'étend, bref, les ravages du capitalisme. Car tout ça, coco, ça vend moins que le théâtre de boulevard présidentiel et ses pantalonnades de mauvais goût.

Pascal Acot

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Vos réactions

  • 11/06/2009 22:47:03
    UE
  • 28/05/2009 18:58:27
    UE
  • 24/05/2009 16:19:25
    UE
  • 21/05/2009 21:33:16
    UE
  • 02/05/2009 17:31:37
    Le 29, et après ?

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