NON A L’UNION EUROPEENNE !
Pour accroître leurs profits les grands patrons, avec l’aide des politiques de droite et de gauche, ont inventé l’Union Européenne en visant quatre
objectifs : conquérir de nouveaux marchés, abaisser le coût du travail, limiter le rôle des parlements nationaux, affaiblir les luttes syndicales et politiques et mettre les peuples sous
tutelle américaine.
Une machine de guerre contre les conquêtes
sociales
L’histoire de l’Union Européenne, c’est une succession d’attaques contre les
salariés, les systèmes de retraite et de sécurité sociale, le droit du travail et le droit syndical. En accord avec les gouvernements de droite et de gauche qui se sont succédés, le droit
européen a pris le pas sur le droit des peuples. Du même coup les capitalistes ont pu accéder à des gisements de main d ‘œuvre à bas prix au nom de la libre circulation des personnes et des
biens. Partout, le droit du travail est remis en cause et la cour de justice européenne donne raison aux employeurs qui appliquent le droit du pays d’origine et non les conventions collectives
nationales aux travailleurs venus d’Europe de l’Est.
les profits pour seul objectif
L’Europe capitaliste laisse les mains libres aux financiers et aux spéculateurs.
Ainsi au nom de la libre concurrence et du libre marché, les capitalistes se sont vus offrir des pans entiers de notre patrimoine national : privatisations de Renault, de l’énergie, des
transports, des banques, des services publics …
Et maintenant, comme à EDF, pour enrichir les actionnaires, les patrons et le
pouvoir refusent d’augmenter les salaires. Des licenciements sont programmés chez Total, Renault, EMT, Plastic Omnium, Autoliv (Saint-Etienne du Rouvray) et dans le secteur de la chimie. Des
suppressions de postes sont annoncées à la Caisse d’Epargne, dans l’Education nationale, dans les services publics… Des délocalisations sont prévues à Aérazur. Des menaces de fermetures pèsent
sur Ifrachem à Caudebec les Elbeuf. Au-delà des licenciements c’est le travail qui disparaît en France. C’est l’avenir des jeunes et de la France qui est menacé.
Mettre au pas les peuples les plus combatifs
Mettre les pouvoirs politiques inféodés au capitalisme à l’abri des
revendications sociales et démocratiques que les peuples pourraient exprimer, voilà une autre raison d’être de l’Union Européenne ! En subordonnant l’autorité nationale aux pouvoirs
européens, en coupant les volontés citoyennes des centres de décisions, les capitalistes ont trouvé le moyen d’assurer la survie de leur système de profits. Le rapport des forces risquant de
remettre en cause leurs intérêts dans les pays les plus combatifs est ainsi noyé dans un magma européen qui leur assure la sécurité au travers d’un rapport de forces se limitant à l’alternance
droite/PS.
Le cheval de Troie de l’OTAN
Enfin, contrairement à ce qu’affirment ses partisans, l’UE est loin d’être un
contrepoids à l’hégémonie américaine. Sur « recommandation » de l’OTAN et de la commission européenne, l’UE relance les dépenses militaires et la course aux armements. Elle est
complètement inféodée à l’OTAN, qui intervient partout pour sauvegarder les intérêts américains et capitalistes. Et Sarkozy fait entrer la France sous son
commandement.
Elections européennes : Un scrutin de
dupes
Le vote est doublement illusoire.
En premier lieu parce que le vote des Français n’est pas respecté. En 2005 les électeurs ont voté « Non » au traité constitutionnel. Qu’importe !
Sarkozy signe avec les autres chefs d’Etat européen un nouveau traité qui réaffirme « le respect du principe d’une économie de marché ouverte où la concurrence est libre ».
La majorité des députés et sénateurs, PS compris pour la plupart, le ratifie.
En second lieu parce que le parlement européen
n’a aucun pouvoir législatif. Seule la commission européenne, formée de technocrates nommés par les gouvernements, propose des « lois » et dirige l’UE. Le conseil
européen
( formé par les chefs de gouvernement) définit les orientations de politique
générale de l’Europe. Toutes les directives européennes ont donc été voulues par les chefs d’Etat français qui se sont succédés depuis des dizaines d’années!
Combattre l’UE, développer les coopérations internationales
La politique de Sarkozy-Fillon, c’est la
politique de l’Union Européenne. Pour obtenir de réelles avancées sociales, pour sauver nos services publics, nos emplois, il faut combattre l’Union Européenne et en sortir pour construire autre chose. Penser que l’on peut prendre des décisions
favorables aux peuples dans ce cadre là est une illusion ou un mensonge. Les salariés n’y ont aucun intérêt. Ils peuvent œuvrer à en sortir.
Nous sommes pour l’abrogation de tous les
traités européens qui s’opposent à la souveraineté des nations et qui remettent en cause les lois sociales, l’intervention de l’Etat dans l’économie, les services et les secteurs
publics. Nous souhaitons que des coopérations réciproquement avantageuses entre Etats remplacent les ententes entre multinationales : transports, projets industriels, recherche : tout
cela est trop important pour être laissé aux mains du privé… Nous oeuvrons pour le maintien de la paix et le désarmement.
La voie du changement passe par les luttes
29 janvier, 19 mars : l’ampleur des manifestations reflète la colère des
salariés contre la baisse du pouvoir d’achat, les licenciements, le démantèlement des services publics. En Grèce, en Italie, des révoltes, des mouvements de grande ampleur ont eu lieu
également. Ces luttes se sont développées et se sont popularisées dans le cadre national parce que c’est là que les peuples trouvent leurs repères, leurs expériences et leurs racines. Le
1er mai est une occasion, nationale et internationale, de montrer la détermination des salariés contre la politique des multinationales. Mais tout ne sera pas réglé au soir du
1er mai. Des milliers de salariés se battent contre la violence sociale du patronat. En réponse les actions syndicales sont criminalisées, les syndicalistes traités comme de
dangereux malfaiteurs. Face à l’union patronat-gouvernement il nous faut faire front tous ensemble, très vite. Il serait dangereux d’attendre les élections puis septembre. Seules des luttes
unies, prolongées dans le temps, solidaires sur des objectifs communs, peuvent faire reculer le pouvoir Sarkozy-Fillon.
Voici un bulletin de vote pour dire « NON à l’Union Européenne » !
Découpez-le et utilisez-le le 7 juin !
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